Le PVA: fond-amental !

Il y avait bien longtemps que je ne m’étais penché sur un article plus « technique ». Le récent WCC aidant, de même que mon « re »-nouvel attrait vers la pêche de la Carpe, je me suis décidé à vous parler d’un élément que j’utilise à présent sans compter: le PVA.

Premièrement, qu’est-ce que le PVA ? Il s’agit de l’abréviation de l’alcool Polyvinylique. Ca vous avance ? Non ?! Ca m’aurait étonné ;-)

Plus concrètement, qui dit « PVA » dit plus communément « soluble » puisqu’il s’agit-là d’un matériau présentant l’immense avantage de se dissoudre totalement dans l’eau.

A l’origine, les pêcheurs de Carpe ne parlaient que de fil soluble. (et à l’origine, celui-ci ne fondait pas toujours…)

Aujourd’hui, ce dernier s’est grandement amélioré (il fond !) puis décliné sous diverses formes: ruban, « chaussette », sacs, etc… C’est pourquoi j’ai souhaité vous en dire un peu plus.

Alors tout d’abord, pourquoi utiliser ce genre de produit ?

Tout naturellement parce que ce dernier permet un amorçage des plus précis, quelles que soient les conditions. Contrairement à toute autre forme d’amorçage, on peut être certain de disposer une quantité d’appât à l’endroit précis où on le souhaite. Et ça, dans certains cas, ce n’est pas du luxe !

Il s’agit donc là d’un outil parfait pour optimiser la localisation de son esche « piégée » au milieu d’un amorçage plus large, ainsi qu’un d’un ustensile indissociable aux pêches « en spot ». Dans ce cas concret, le seul amorçage se fera grâce à ce fameux PVA. Je m’explique:

Premier cas de figure: Vous pêchez une zone de passage et souhaitez conserver les poissons sur votre secteur. Un amorçage dispersé permettra de les maintenir (enfin d’espérer les maintenir…). Le « soluble » vous aidera à mieux localiser votre appât piégé (en vert sur le dessin) au beau milieu de cette grande surface.

Second cas de figure: le plan d’eau présente des obstacles, des différences de niveau (que je n’ai pas pris la peine de schématiser ci-dessous…), etc, etc… et vous souhaitez pêcher en spots. Le « soluble » vous permettra d’être extrêmement précis et votre amorçage sera disposé tout autour de votre esche piégée (toujours en vert sur le dessin).

C’est d’ailleurs dans ce cadre que son seul réel inconvénient fait surface: la quantité d’amorce ne peut être que limitée. Pendant que j’en suis au stade des inconvénients, j’en profite pour citer le second: un temps de dissolution relativement long dans les eaux très froides, sachant qu’aujourd’hui existent sur le marché des fils solubles spécialement conçus pour être utilisés en saison hivernale.

Venons-en au fait: comment les utiliser ? Tout d’abord, afin d’être précis, je le diviserai en 3 grandes familles: la famille des fils et bandes solubles, celle des « chaussettes » ou « mesh » et la dernière comprenant les sacs solubles.

          1) Les fils et les bandes solubles

Très faciles à utiliser, puisqu’il suffit de passer le fil à l’intérieur des bouillettes comme tout cheveu. Les montages équipés de ce type d’amorçage se lancent relativement bien jusqu’à moyenne distance.

Pour éviter de perdre l’ensemble des bouillettes durant le lancer, et donc la phase d’appui, il est préférable de nouer complètement la dernière en l’entourant complètement.

Autre conseil: laisser un espace entre chaque bouillette pour que l’eau circule entre les appâts et facilite la dissolution du fil. Si les bouillettes sont collées les unes au autre, le temps de dissolution risque de devenir bien plus long.

Par contre, même si cette méthode permet un amorçage précis, avec des appâts « vierges » disposés à proximité de l’appât piégé, il peut encore être amélioré.

En résumé:

« + »: facilité d’utilisation, rapide à mettre en place, économique, dissolution ultra-rapide

« - »: diversité des appâts à utiliser: ni trop durs pour être percés, ni trop « humides » (graines), fragilité, précision pouvant être améliorée

          2) Les « chaussettes » ou mesh solubles

Ces dernières sont livrées sous la forme d’un tube (différents diamètres) dans lequel on introduit directement les appâts (après avoir noué l’une des extrémités, évidemment…).

Souvent, ces tubes sont associés à un poussoir qui permet de comprimer les appâts.

Disons qu’il existe 2 types de cas: lorsqu’on y insère tout simplement des bouillettes ou autres pellets et lorsqu’on y insère des microparticules de toutes sortes.

Bien comprimé, il en résulte une sorte de « barre énergétique » sur-boostée et hyper-attractive qui elle aussi se dissoudra peu à peu, libérant lentement ses effluves attirantes. Dans le jargon, on appelle ça un « stick » pouvant même être directement utilisé tel un appât.

 

Etant friand de ce type de produit, vous l’avez sans doute déjà rencontré…

En résumé:

« + »: facilité d’utilisation, rapide à mettre en place, résistant, possibilité d’utiliser différents types d’appâts.

« - »: Nécessite d’acquérir différents tubes de différents diamètres, précision pouvant encore être améliorée (même si d’après l’image ci-dessus, on est déjà proche de la perfection ! PS: je parle du montage, pas du pêcheur…)

           3) Les sacs solubles

D’une précision incomparable, les sacs sont de plus en plus utilisés. Tout d’abord, ils existent sous différentes tailles et différentes formes (arrondie pour améliorer les lancers).

D’immenses avantages y sont associés:

- On peut y emprisonner directement l’appât piégé au milieu d’autres « vierges »…

- On peut y verser directement du liquide attractant, puisque le PVA ne réagit pas aux huiles

- Il contient une quantité non négligeable d’appâts, quels qu’ils soient: bouillettes, pellets, graines voire appâts « vivants » type asticots, etc…

Pour les graines, veillez à les « rouler » dans de la farine d’amorce, cela évitera tout désagrément dû à l’eau qu’elles contiennent.

Alors c’est vrai, ils sont un peu plus laborieux à l’usage: j’avoue en avoir déjà renversé quelques-uns, mais avec un peu d’habitude, on y prend garde et tout se passe pour le mieux !

Dernière recommandation: bien vider l’air avant de le fermer (en le nouant avec du fil soluble ou en lui « rabattant » les oreilles…), sinon, lors de la dépose (en bateau) ou de son arrivée en surface (après le lancer), le sac risque soit de rester en surface, à cause de l’air emprisonné, soit de se défaire et de se retourner tout en laissant l’amorce incluse se disperser… L’autre méthode consiste à percer le sac de part en part avec l’aiguille à bouillette de manière à permettre à l’air de s’échapper…

« + »: possibilité d’utiliser différents types d’appâts, précision chirurgicale, attractivité améliorée (par l’ajout d’attractants liquides), résistant

« - »: Plus laborieux à mettre en place, mais il est également possible de préparer ses sacs à l’avance

Voilà, j’espère avoir été complet… Ah non, il est l’heure de la coupure publicitaire:

Ne ne vous méprenez pas, ne parlant que des produits que j’utilise (c’est mieux…)… Il est normal de les citer.

A bientôt ;-)

Catégories : Techniques et matériel

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