Découverte de la carpe à la mouche.

Cet été, comme l’an passé, a été très compliqué pour la rivière qui coule en bas de chez moi. Vu les niveaux d’eau extrêmement bas, je ne me voyais pas aller déranger « mes truites ». J’ai donc cherché une roue de secours pour continuer à pêcher à la mouche quand même. J’ai tout naturellement pensé aux carpes qui elles résistent mieux à l’étiage et aux chaleurs estivales. Et comme cela m’était déjà arrivé d’en prendre une ou deux plus jeune, j’avais envie d’essayer de nouveau.

Je connais très bien deux petits étangs. Les carpes viennent régulièrement en queue d’étang en fin de soirée dans cinquante centimètres d’eau l’été. En faisant des recherches et en glanant des conseils d’amis, j’ai commencé à amorcer pendant plusieurs semaines sans pêcher. Je ne faisais qu’observer les réactions des poissons qui pouvaient être très différentes. J’ai beaucoup appris de choses comme à quelle heure précise elles venaient en surface, où il fallait amorcer en grosse quantité ou non, tous ces petits détails qui m’ont aidé à faire la différence par la suite canne en main. Cette étape est très importante et j’ai bien fait de ne pas écouter mon père en ne prenant pas ma canne trop tôt pour bien tout comprendre sur ces poissons et leurs comportements.

Une fois que j’avais toutes les cartes en main il n’y avait plus qu’à tenter ma chance. J’ai demandé à mon papa de me faire trois imitations de croquettes sur des hameçons fort de fer. J’ai mis une pointe en 25 centièmes au bout de mon bas de ligne. J’ai bien réglé le frein de mon moulinet Hardy et j’étais parti pour une nouvelle aventure. Car oui, c’est la première fois que je me focalisais vraiment avec attention sur ce poisson. J’ai tout de suite pris des carpes et cerise sur le gâteau, à vue ! Cela donne encore plus de sensations ! Les voir venir percer la surface de l’eau sur mes imitations, c’est vraiment génial.

J’ai adoré pêcher ce poisson surtout pour le combat qui est sensationnel. Car il est vrai que le coup de ligne en soit n’est pas des plus beaux. Mais tu sais qu’une fois ce poisson au bout de ta ligne, un gros rush va s’en suivre avec quelques minutes de combat en plus et c’est ça que je suis allé chercher avec ce poisson. Je n’ai pas été déçu.

J’ai pris durant l’été des carpes cuirs et communes. Mais je savais que dans l’étang où je pêchais, il y avait une carpe amour car je l’avais vu une ou deux fois. Je n’avais jamais eu la possibilité de lancer…Un soir, alors que la nuit était en train de tomber, j’avais mis un indicateur sur mon bas de ligne car je ne voyais plus rien. Mais je savais qu’il était là car quelques minutes avant qu’il ne soit trop sombre, je l’avais vu venir manger mon amorce dans les herbiers en bordure. J’ai eu un peu de chance sur ce coup, mais c’est bien lui qui a pris ma mouche. Au ferrage, le poisson m’a pris quinze mètres de backing. Le combat a duré une dizaine de minutes. C’était génial d’autant plus que je n’avais jamais pris de carpe amour avant ça. Une nouvelle espèce fait toujours plaisir. La prise fut tellement unique que j’ai appelé mon père qui était à la maison pour venir prendre la photo pour le souvenir. J’ai trouvé ce poisson plus puissant que les autres carpes. Après, je n’ai pratiquement aucune expérience, juste un été, mais je compte bien continuer à progresser et mieux connaitre ces poissons fabuleux.

 

 

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Catégories : mouche